Edition 8 / 2011


Article - La Rédaction de La Politique

Un signe de reconnaissance

En tant que président de la Confédération et conquérant de la Pointe Dufour, Joseph Deiss est déjà entré dans nos livres d’histoire comme le «plus haut» Suisse. Et voilà que le 11 juin 2010 l’ancien Conseiller fédéral, politicien PDC et professeur en économie a été élu à la tête des Nations Unies.

Joseph Deiss était le candidat officiel du groupe des Etats d’Europe occidentale et autres (GEOA), à qui revient cette année la présidence de la 65e session de l’Assemblée générale de l’ONU. En décembre 2009 Joseph Deiss s’est imposé au sein du GEOA face à son concurrent, Louis Michel, ancien ministre belge des Affaires étrangères et excommissaire de l’UE.

La fonction de président est, outre celle de secrétaire général, formellement la plus haute fonction de l’ONU. Le président dirige les séances de l’Assemblée générale et veille à ce qu’elles se déroulent de manière correcte et efficace. En cas de vues divergentes entre les Etats membres, il s’efforce de trouver un consensus, de faire la médiation entre les différentes parties et de proposer des solutions. En outre il peut avoir une influence sur l’agenda de l’Assemblée générale.

L’élection de Joseph Deiss à la présidence de l’Assemblée générale de l’ONU est le signe d’une reconnaissance toute particulière. D’une part, elle témoigne des importants services rendus par l’ancien Conseiller fédéral, dont l’engagement personnel en faveur de l’adhésion de la Suisse à l’ONU a ouvert notre pays au monde entier. D’autre part, la communauté des Nations Unies reconnaît l’engagement actif de la Suisse en tant qu’Etat membre. Notre pays est apprécié en qualité de partenaire fiable: en huit ans, il a contribué grandement à l’établissement des objectifs et des valeurs des Nations Unies.

La Suisse, qui a mené auparavant une politique étrangère caractérisée par un certain immobilisme, s’est transformée en très peu de temps en un fervent défenseur du multilatéralisme. La nomination de Joseph Deiss comme président de la 65e session de l’Assemblée générale de l’ONU est l’expression de ce changement.

Joseph Deiss entrera en fonction le 14 septembre. Il lui tient à coeur de donner durant sa présidence une nouvelle vie aux principes de base de la Charte des Nations Unies, à savoir la paix, les relations amicales et la coopération. Il a déjà appliqué ces principes en qualité de Conseill r fédéral, en contribuant par son sens de la collégialité et de la concordance ainsi que par ses larges compétences au bon fonctionnement du gouvernement de notre pays.

Parmi les sujets prioritaires de sa présidence, Joseph Deiss a cité, outre les réformes courantes au sein de l’ONU, les objectifs du Millénaire pour le développement, auxquels sera consacrée une réunion plénière de haut niveau qu’il dirigera du 20 au 22 septembre. Par ailleurs, la communauté internationale est appelée à relever le grand défi de consolider les progrès réalisés avant la crise financière et économique et d’en accélérer la mise en oeuvre dans les domaines qui ont subi des revers. Une gouvernance globale plus représentative – au vu des nouveaux acteurs tels que le G20 – ainsi qu’une économie plus verte et plus durable feront partie des autres priorités définies par le nouveau président.


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30-Oct-2009, 10:44 AM
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