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Chronique - Christophe Darbellay, Conseiller national (VS) et Président du PDC suisse
Le groupe parlementaire fédéral
La session d’été s’est terminée sur une note cacophonique. S’il n’y a sans doute aucun jardin d’enfants dans le pays qui fonctionne aussi mal que le Conseil fédéral, le Parlement n’a pas donné la plus belle image de la politique suisse. Dans ce contexte, le PDC a tiré son épingle du jeu, notamment grâce à une présidente de la Confédération qui fait un sans-faute et à une collaboration inédite avec les radicaux-libéraux et le Parti bourgeois démocratique.
Que penser du triste spectacle donné par une UDC qui ne sait plus trop où donner de la tête depuis que son gourou a rejoint Zurich et dont les soldats de Neuchâtel à Savièse se rebiffent en prenant conscience qu’ils ne sont que les caisses enregistreuses de la Bahnhofstrasse? A gauche, le PS fait pire au terme d’un chantage sans fin sur l’accord SuisseEtatsUnis, mettant en danger des dizaines de milliers d’emplois en Suisse. Christian Levrat a tout joué et il a tout perdu. Alors il vocifère tous azimuts, mais ne daigne même pas prendre ses distances lorsque son viceprésident assimile l’attitude du PLR, de l’UDC et du PDC à de la prostitution sur des affiches aussi explicites qu’haineuses.
Quant au PDC, il termine la session sur un bilan très positif.
- Le PDC a tenu une ligne claire sur l’accord SuisseEtatsUnis et l’a emporté, sans faire de concessions, ni à l’UDC, ni à la gauche. Dans une situation très difficile, il a montré qu’il était capable de tenir bon face aux pires pressions, de prendre ses respons bilités et de collaborer de manière étroite et constructive avec les autres forces du centredroit.
- Même alliance et même succès pour aboutir à un contreprojet à l’initiative des «moutons noirs». Nous voulons une politique d’intégration plus sévère et plus claire à l’égard des étrangers, une politique humaniste, exigeante, respectueuse de notre Constitution. Les criminels qui se moquent de la loi seront expulsés de Suisse.
- Dans le domaine environnemental, le PDC a prouvé qu’il était le seul parti du centre et de droite à assumer ses responsabilités et à tenir ses promesses. La loi sur le CO2 porte sa signature.
- Si le PDC a fait passer l’accord UBS, c’est parce qu’il est un mal nécessaire. Notre Parti est prêt à prendre des mesures efficaces contre les bonus indécents, contre le risque systémique que représentent les grandes banques ou assurances et pour que toute la lumière soit faite sur les responsabilités d’Ospel et compagnie afin que ceuxci soient déférés à la justice.
Aucun pays n’a aussi bien gé é la crise économique que la Suisse. Il suffit de jeter un oeil à l’étranger pour s’en convaincre. La Suisse reste un modèle de succès pour l’Europe. Le PDC contribue à ce succès depuis plus d’un siècle. Ne laissons pas l’affaiblir! Le PDC a un rôle décisif, il doit ressortir renforcé en 2011. Pour cela, il ne suffit pas d’afficher un excellent bilan, de mettre en avant des personnalités et de se confier à la Providence. Pour gagner il faut mobiliser nos troupes dès aujourd’hui. Je compte sur vous, toutes et tous. 


